Parcoursup & expatriation – Enquête

Parcoursup, la nouvelle plateforme permettant aux bacheliers français de s’inscrire dans des établissements d’études supérieures a fait couler beaucoup d’encre durant l’été. Beaucoup ont reproché la lenteur du système, la sélection implicite des étudiants, l’opacité des algorithmes utilisés pour sélectionner les candidatures…. Plusieurs articles sont parus à ce sujet et un bilan a été fait au niveau national. A travers un questionnaire diffusé en ligne au sein de plusieurs groupes Facebook d’expatriés, j’ai récolté le point de vue de cette communauté. L’éloignement géographique a-t-il été un problème ? La non linéarité des parcours entre plusieurs systèmes scolaires a-t-elle été un frein ?

Le questionnaire fût diffusé durant près d’un mois et récolta 14 réponses de la part des parents expatriés dont les enfants ont passé leur bac ou équivalent en juin 2018. Si le nombre de réponses ne permet en aucun cas une généralisation à toute la communauté expatriée française, il donne toutefois une tendance sur certains aspects de ce nouveau système d’inscription en études supérieures.

Les répondants

Cette enquête s’adressait exclusivement aux jeunes expatriés ayant passé un bac ou équivalent en juin 2018, leurs parents pouvaient également répondre. Pour récolter le maximum de réponses, j’ai diffusé cette enquête via des réseaux sociaux spécialisés sur la thématique de l’expatriation en famille : « expats parent », « projets de femmes expatriées », « orientexpat », « troisième culture », « expatbyyou » et « expats : de retour à Nantes ».

J’ai obtenu 14 réponses de parents concernés par la procédure Parcoursup. Aucun jeune expatrié n’a répondu directement à l’enquête. Une des réponses n’est pas exploitable puisque le jeune concerné a passé son bac en France, ses parents ne partant en expatriation que l’été suivant.

Les 13 répondants sont donc des parents de jeunes ayant passé leur baccalauréat à l’étranger en juin 2018. 12 d’entre eux avaient scolarisé leurs enfants dans un lycée français. 1 répondant est parent d’un jeune qui n’était pas scolarisé dans un lycée français mais qui a passé un diplôme équivalent au bac français.

La globalité des résultats est présentée et analysée dans un article
publié en exclusivité sur le site Expats Parents.

Citation 3

 » L’éducation est plus qu’un métier, c’est une mission, qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu’elle a d’irremplaçable et d’unique, afin qu’elle grandisse et s’épanouisse.  »
Jean-Paul II

Ce qui est difficile à faire dans des classes surchargées mais ce que le réseau Cledo® tente de réaliser au cas par cas.

Les aides aux études supérieures

Les inscriptions Parcoursup sont ouvertes depuis le 22 janvier dernier. Difficile parfois d’organiser sa vie à 17 ans, votre autonomie est toute relative et vos aspirations sont parfois freinées par des contraintes financières et logistiques. Pour vous aider concrètement, le CROUS a édité un guide des aides sociales pour étudiants : les bourses, le logement, la santé…

Spécialement pour les anciens expatriés qui voudraient garder leur lien privilégié avec l’étranger, allez jeter un oeil à la page 14 pour prendre connaissance des aides à la mobilité internationale.

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Repérer ses fondamentaux pour avoir une vision plus complète de son profil

board-chalk-chalkboard-459793Aujourd’hui, la majorité des tests d’orientation, qu’ils soient payants ou gratuits, se base soit sur une approche psychologique soit sur une approche par compétences. Ces deux méthodes sont assez réductrices et limitent fortement l’éventail de possibilités offertes à nos enfants aujourd’hui.

Les limites de l’approche psychologique

Qui n’a pas conscience de ses variations de comportement en fonction du contexte où il se trouve (professionnel ou personnel), en fonction de la situation (stressante ou non) ou de la personne ? Une personne très ouverte, tournée vers la communication, franche et directe avec ses ami.e.s sera très déstabilisée lors de conflits en milieu professionnel alors que son collègue réservé, timide et presque effacé sera un atout dans le désamorçage et la résolution de la crise.
Plus directement, le fanfaron de service ne s’épanouira pas forcément dans la vente ou le théâtre ; l’intello du 1er rang n’est pas prédéterminé à un Bac +12.

Cette méthode de raisonnement n’étudiant que le caractère du jeune induit donc beaucoup trop de biais pour être fiable. Elle n’observe qu’une petite facette du mode de fonctionnement d’un individu et ne peut suffire pour dresser un profil et orienter un jeune vers telle ou telle filière. « De nombreux exemples montrent que ce à quoi on aspire véritablement prendra le pas sur tel ou tel trait de caractère… » 1

Les limites de l’approche par compétences

Clairement, ici, notre vision est réduite à peau de chagrin et extrêmement pessimiste. Cette approche sous-entend que notre marge de progression entre aujourd’hui et les années à venir est très faible.  Elle ne prend pas en compte le fait que nous puissions apprendre et approfondir nos connaissances dans des domaines divers tout au long de notre vie. 

Lorsqu’il est question de connaissances ou de compétences, rien n’est figé. Tout s’apprend et tout peut s’apprendre, peu importe l’âge. Le cheminement pour parvenir à la maîtrise d’un sujet est très variable d’un individu à l’autre. Beaucoup de facteurs influencent le processus d’apprentissage : la maturité, la motivation, le milieu socio-culturel… pour ne citer que les principaux. L’enseignant ou le formateur joue également un rôle prépondérant dans le processus d’apprentissage. 

Lorsque l’on réfléchit à son orientation professionnelle par compétences nous photographions nos savoir-faire et nous recherchons les métiers les valorisant. La réflexion tourne autour d’une ou deux dominantes mais ne pousse pas l’exploration au-delà des limites posées par les compétences déjà acquises.

Notons que les employeurs estiment à 60% que « les compétences comportementales sont plus importantes que les compétences techniques »2, considérant que ces dernières seront apprises  une fois le jeune en fonction.

Encore une fois cette méthode est extrêmement restrictive.

Une méthode plus globale

Une méthode plus globale, prenant en compte les talents du jeune mais également ses attentes et ses besoins est nettement plus pertinente. Elle permet une réflexion plus complète et exploitable sur le long terme. Elle permet de balayer un large choix d’opportunités en ayant conscience de leur accessibilité et de leur cohérence par rapport à nos fondamentaux (talents, attentes, besoins).

Un outil informatique seul ne permet pas de révéler toutes les facettes d’un même individu. Une conversation seule, même dirigée par un professionnel non plus. C’est pourquoi, j’ai choisi d’utiliser l’outil CLEDO®. Elle permet, grâce à plusieurs séries de questions, de faire émerger les types de comportements du jeune ainsi que ses logiques de raisonnement, ses aspirations et ses exigences. Cet outil ne se suffit pas à lui-même c’est pourquoi il est complété par un entretien. Les échanges avec le jeune me permettent d’affiner et/ou de nuancer les résultats.

Pour plus de renseignements sur la méthode Cledo® vous pouvez me contactez ici.

1 – p.29
2 – https://www.nouvelleviepro.fr/actualite/536/les-10-competences-les-plus-recherchees-par-les-employeurs, lu le 17 juillet 2018